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mardi 1 janvier 2008

Bilan du moi(s) de Décembre 2007

Cher moi-même,

Non, les fêtes ne m'auront pas pénétré aussi profondément que d'habitude. De coups de grisous en coups de folies, j'en ai encore la tête qui tourne !

La difficulté du mois : la nativité glacée. Je courbe l'échine lorsque je suis sur le point d'annuler mon week-end à Londres mi-décembre. Le feu envahit les bureaux la veille du départ alors qu'il y a tant de travail. Puis finalement on s'en sort même si la précarité titille mon quotidien professionnel depuis ce jour. Puis la glace fait encore des siennes le jour du petit Jésus lorsqu'un décès frappe mon entourage à l'heure du déjeuner. Les démarches posthumes rythment alors une journée qui n'est plus celle espérée au départ.

La petite note d'espoir du mois : le mal oublié. Deux week-end outre-manche me donnent le sentiment de souffler. On s'y sent bien, on partage des choses et on vibre au son des plus célèbres musicals du moment. Puis lors du passage à la nouvelle année, nous relevons entre amis le défi de ne pas sombrer après presque quarante-huit heures à galoper dans la capitale anglaise. De drôles d'ambitions pour une drôle d'amitié : difficile de ne pas y trouver son compte.

Les interrogations du mois : trop peu ou beaucoup trop. On se pose toujours tout un tas de questions sans jamais vraiment y voir plus clair. Une trêve hivernale s'impose, je les mets de côté en observant avec tristesse les coups durs de mon entourage. Puis finalement je finis par ne plus m'interroger sur moi-même. Pourquoi pas ?

Et s'il était l'heure du petit somme qui me tarabuste depuis un moment. Il s'est passé énormément de choses cette année. Repu et fatigué, j'appréhende l'année à venir. La sérénité sera-t-elle passée par là d'ici la prochaine indigestion réveillonesque ? Pitié, il le faut...

Sylvain

samedi 1 décembre 2007

Bilan du moi(s) de Novembre 2007

Cher moi-même,

Oui, il ne fait pas si froid, mais le gel matinal brutalise les articulations et cette formidable capacité d'ubiquité qui me caractérise si bien.

La difficulté du mois : aucune. Paresse de témoignage ou bien réelle capacité au bonheur, il arrive parfois de se dire que tout est plutôt bien finalement... Plutôt...

La petite note d'espoir du mois : des guirlandes qui piquent un peu. Lorsque je compare l'ambiance du moment avec celle de l'an passé, il me tarde de voir venir les fêtes pour les vivre en toute plénitude et sans les soucis d'avenir qui se révélaient à moi lors des réjouissances passées. La tension monte, mais elle s'agite naturellement, avec panache. Je me laisse glisser sur les pentes d'une innocence plus forte que tout !

Les interrogations du mois : des cheveux blancs qui tardent à me faire du mal. Bizarrement je n'arrive pas à ressentir la déprime passagère que de nombreux individus subissent au moment de leur anniversaire. Je me rends compte que tout passe très vite, des souvenirs qui me semblent encore tous proches sont en fait bien loin derrière moi, et mon premier amour a passé beaucoup plus de temps loin de moi qu'à mes côtés. Mais en faisant la part des choses, l'évolution de ce quotidien est plutôt logique et agréable. Chaque période de cette drôle vie est moins ingénue que la précédente, mais plus excitante. Autant le vivre avec sérénité.

Et pendant ces temps je n'arrive plus à me mettre à la place de ceux qui m'entourent. Le regard qu'ils posent sur mon univers est beaucoup plus complexe et peuplé d'ambiguités qu'il ne pouvait l'être. Il va falloir se faire une raison, les concepts s'usent et médusent.. Mais au fond, qu'importe !

Sylvain

jeudi 1 novembre 2007

Bilan du moi(s) d'Octobre 2007

Cher moi-même,

Entre quelques jours d'évasion et une volonté de prendre un peu de temps pour moi, on obtient alors deux bilans qui se suivent, avec la prétention de ne plus donner de nouvelles aussi souvent que d'habitude. Il va falloir y remédier, je ne suis pas du genre à avorter un concept auquel je tiens. Mais les envies d'évolution me tenaillent et me font penser à de nouvelles choses, on y viendra sans doute.

La difficulté du mois : garder les yeux ouverts. Le pérpiple tant attendu s'en est donné à coeur joie ! Entre moments inoubliables, drôles de rencontres et découvertes à couper le souffle, difficile de revenir à la réalité. Les décalages horaires ont eu raison de ma faculté à vouloir aller de l'avant : la fatigue prend le dessus. Les nuits deviennent alors trop courtes ou bien trop longues et l'équilibre en est tout chamboulé. Mais les petites habitudes quotidiennes reprennent le dessus et ça va mieux.

La petite note d'espoir du mois : un nouveau souffle. Autant mon déménagement l'an passé n'aura pas été facile à vivre, autant celui des bureaux dans lesquels je travaille était vivement attendu. On retrouve alors cette mélancolie des derniers instants et l'excitation de refaire sa place dans un lieu inconnu. Alors que je travaille sur un dossier assez important, je pensais qu'il serait difficile de rester concentré sans les repères habituels. Finalement, ça remet les choses à plat, on repart du bon pied pour donner de son mieux, ça fait du bien !

Les interrogations du mois : aucune. C'est vrai, il y a toujours des petites choses qui nous titillent, mais j'ai l'impression que de les officialiser les rendent encore plus concrêtes. Haut les coeurs, tout va bien !

Plus c'est court, plus ça donne envie de voir ce qui va se passer. Un peu comme le season finale de Californication qui rend tout nostalgique à l'idée d'attendre l'année prochaine pour retrouver nos personnages favoris, il est l'heure de se quitter. Pour ce soir...

Sylvain

jeudi 11 octobre 2007

Bilan du moi(s) de Septembre 2007

Cher moi-même,

Après un été tantôt calme, tantôt remuant, les beaux jours de septembre ont fait leur apparition entraînant avec eux leur lot de surprises, déceptions et coups de chaud improvisés.

La difficulté du mois : un temps à apprivoiser. Si les plages du sud n'ont pas eu le bonheur d'accueillir mon mou postérieur parmi ceux de tous les vacanciers qui font mine d'être heureux, c'est parce que le travail me tirait par la glotte. Ni une ni deux, on laisse ses collèges s'envoler vers de jolis paysages pour garder leur place au chaud et faire en sorte que la société tourne tant bien que mal. Oui mais voilà, à trop s'accrocher au nombre conséquent de clients qui s'enchaînent et se déchaînent, on commence vite à perdre pied. Les journées sont chargées mais passent si vite, les soirées sont fatiguantes mais encore plus courtes. Et que reste-t-il ? De toutes petites nuits pour s'évader et respirer un bon coup... dans ses rêves.

La petite note d'espoir du mois : un rythme qui fait tourner la tête. Parce qu'il est trop facile de se plaindre, il faut dire malgré tout que ce rythme effréné est celui qui me convient le mieux ! Épanoui dans un boulot qui m'apprend et me fait évoluer comme jamais, j'ai le sentiment d'être utile, parfois indispensable, souvent apprécié pour les résultats obtenus par mon travail et le relationnel avec les clients. Et le soir, je reste impatient de retrouver cette ambiance si particulière qui me fait vibrer chaque jour.

Les interrogations du mois : une omniprésence trop pesante. Malgré tout il est l'heure de souffler : le périple en Californie était la récompense de ces nombreuses semaines intenses de découverte et d'évolution dans une nouvelle vie active qui prend le dessus sur beaucoup de choses. La fin du mois était rythmée par les doutes quant à ce long temps de repos qui s'annonçait. Trop de boulot à venir, trop de choses à penser, pas assez de temps pour tout organiser et faire de cette escapade le changement d'air tant souhaité. Et comment faire de "sérénité" le maître mot d'un voyage qui tombe au beau milieu de nouveaux gros projets professionnels ?

Tout va plutôt bien en y regardant de plus près. Mais le désert de l'Ouest Américain aura-t-il eu raison de ces deux parisiens à la relation si complexe et qui s'apprêtent à arpenter de nouveaux horizons ?

Sylvain

samedi 1 septembre 2007

Bilan du moi(s) d'Août 2007

Cher moi-même,

Toujours cette grisaille, et donc point d'amertume à consacrer pour la première fois un été à mettre mes compétences au service du travail. Il faut donc sans cesse se renouveler pour éviter de trop ressentir cette absence de coupure et rester frais à l'approche de la rentrée.

La difficulté du mois : chasser l'impulsivité. Je suis comme ça et je n'y peux rien. Quand quelque chose me touche ou que j'ai le sentiment d'avoir été abusé, il m'est trop difficile de laisser retomber la pression avant de réagir. Pourtant je m'accroche pour prendre sur moi et garder mon calme afin de mieux rebondir quelques jours plus tard. J'ai donc été victime le mois dernier de différents conflits en interne, avec les clients, avec les collègues, il a fallu relativiser pour tempérer tout le monde et faire en sorte que ma petite équipe de travail relativise au maximum. Plus de peur que de mal : les gros projets sont livrés, les relations sont au beau fixe, l'expérience rentre...

La petite note d'espoir du mois : l'air frais qui vient de l'ouest. Après plusieurs semaines à se demander si mon râleur de chéri et moi-même devions partager quelques vacances cette année, la décision est tombée. Début octobre, on migre à San Francisco pour faire connaissance avec d'inconnues contrées ! Bien évidemment, les choses n'ont pas été simples, il a fallu accepter le fait qu'on ne puisse pas rompre durant le mois qui nous sépare de cet exil, il y en a un pour qui ce n'était pas gagné. Du coup, il a fallu précipiter un peu les choses et réserver les billets au plus vite pour ne plus faire marche arrière. Au pire, ce sera l'occasion de renouer... Hum...

Les interrogations du mois : ne pas laisser la routine se manifester. Cela semble évident, après plusieurs années à attendre un peu de stabilité dans ma vie, le quotidien est beaucoup plus organisé depuis quelques mois avec ce premier vrai boulot. Du coup, difficile de se caler sur les exams, les longues vacances, les rentrées scolaires, les stages, il n'y a plus de tout ça ! Forcément les jours se ressemblent un peu plus qu'avant même s'ils sont loin d'être pesants. Je dois donc bouleverser mes habitudes chaque semaine pour rafraîchir ce quotidien et garder cet optimisme qui me fait aimer chaque matin lorsque j'ouvre les yeux. Good morning Baltimore...

C'est plutôt agréable le mois d'août quand on ne part pas en vacances : moins de monde, plus de temps pour se poser, se remettre en question, comprendre ce qu'il se passe et préparer les mois à venir. Ouf...

Sylvain

mercredi 1 août 2007

Bilan du moi(s) de Juillet 2007

Cher moi-même,

Le mois fut humide et étouffant à la fois, entre quiétude et inquiétudes, empatie et sympathie, chaque jour est nouveau. Le quotidien suit son cours sans vraiment me demander mon avis, il ne me reste plus qu'à l'accepter.

La difficulté du mois : ne pas baisser la garde. Finalement, tout va plutôt bien, j'attendais cette situation depuis longtemps : un travail bien payé dans un milieu que j'aime plus que tout, des collègues qui m'estiment, un chéri fidèle, des moments à moi, des soirées qui font du bien, peu de contraintes journalières... Pourtant, chaque point positif est assombri par une multitude de petits détails qui ne demandent qu'à germer comme un vieil herpès dont on n'a pas besoin : les coups de gueule au boulot ne se font plus aussi rares, on cherche trop souvent à me remettre en question, l'affection qu'on m'apportait se fait moins présente, je m'impose des règles inutiles... Bref, tout pourrait très vite mal tourner ! Méfiance...

La petite note d'espoir du mois : un été apaisant. Je n'ai pas de vacances de prévues et pourtant ça me va très bien comme ça. Le soleil arrive petit à petit me donnant un bon prétexte pour multiplier les petits week-ends à la campagne. Les soirées sont douces et donnent à mon quartier une toute autre allure. Les gens ne sont plus les mêmes, tout paraît si simple. On redécouvre même le plaisir de dîner entouré de tous ces voisins inconnus dont la grise mine n'est plus.

Les interrogations du mois : une confiance instable. Quelques petites désillusions amicales ces dernières semaines m'inspirent beaucoup trop de questions. Je n'ai jamais pu reporter toute mon affection sur un seul ami, mais je déteste malgré tout multiplier les relations les plus importantes. Ainsi année après année, l'amitié se gagne comme quelque chose de précieux, c'est tellement évident. Et alors qu'enfin j'arrive à accorder une confiance aveugle aux amis qui me sont chers, ils ont des comportements illogiques, blessants et qu'en plus ils ne perçoivent pas comme tels. Du coup on ne sent plus estimé par les seules personnes qui comptent, et on a l'impression de ne plus compter pour personne !

Mais tout change tellement vite. Il y a encore un an, je n'aurais jamais imaginé mener cette vie d'aujourd'hui. Elle est si proche d'un idéal que je m'étais fixé, ça en devient effrayant ! Les points noirs restent très nombreux et c'est sans doute mieux comme ça. Je ne m'envole pas trop haut, ce foutu optimisme pourrait me jouer des tours...

Sylvain

dimanche 1 juillet 2007

Bilan du moi(s) de Juin 2007

Cher moi-même,

Il s'est passé tellement de choses ces quinze derniers jours, mais rien n'est écrit, tout reste à exprimer... Cela fait désormais six mois que se succèdent ici déclarations et anecdotes de tous horizons, j'ai donc pris l'initiative d'imposer un repos semestriel de deux semaines pour reprendre une vie normale et arrêter d'analyser les tracas et joies du quotidien. Mais le retour est brutal, tout commence à changer, que s'est-il passé ?

La difficulté du mois : le coeur vacille sec. Et ça continue... Ma moitié ne croit plus vraiment au renouveau qui m'aide à accepter cette relation. Et même si les remises en question et petits coups de blues fatiguent son quotidien depuis de nombreux mois, il subit, me fait subir, me rend coupable, me fait payer, n'accepte plus les bons moments, oublie les rires et plaisirs qui sont toujours présents, se pose beaucoup trop de questions. On n'anticipe pas l'avenir de la même façon, les clichés du couple empêchent de trouver l'équilibre dont nous avons besoin. Pourtant, même si l'envie de se battre s'amenuise jour après jour, je sais que cet équilibre existe. Faut-il continuer à le chercher ? Cela en vaut-il la peine si je suis le seul à y croire ?

La petite note d'espoir du mois : travailler sans crainte. Les coups durs se sont enchaîné au travail, il a fallu prendre sur soi pour se concentrer sur l'essentiel, mais les mauvais côtés ont souvent balayé les motivations qui m'ont amené à bosser en agence télé. Heureusement à partir de demain, tout sera plus simple. Les doutes quant à mon implication au sein des futurs prods vont enfin s'effacer pour promettre quelque chose de durable : je suis embauché !

Les interrogations du mois : ma maison s'est envolée. Je ne suis parisien que depuis quelques années. Donc forcément, ça fait son petit effet de voir mes parents et ma soeur quitter l'endroit où j'ai grandi pendant vingt ans. Mais ils ne sont pas partis bien loin, les souvenirs ont suivi et font de ce nouveau logis un home sweet home qu'il me tarde de découvrir. Je suis persuadé de pouvoir vite m'y habituer, mais les petits coups de nostalgie qui tapent derrière la tête me font douter certains soirs...

Il y a toujours beaucoup de bon et pas mal de mauvais qui se font une place dans cette drôle de vie. Quand les lumières me guident vers la certitude d'un avenir meilleur, je suis happé par les zones d'ombre que je n'attendais plus. Parce que mine de rien, elles me touchent et m'entraînent, je les accepte et ne souhaite pas vraiment me battre. Oui, j'ai vécu beaucoup de très belles choses et assez peu souffert finalement. Parfois j'ai envie d'avoir mal, de sentir mon coeur se serrer sans limites, et enfin exploser pour me sentir vivre...

Sylvain

vendredi 1 juin 2007

Bilan du moi(s) de Mai 2007

Cher moi-même,

Les doutes ne font plus partie du quotidien mais les frustrations débarquent à grand fracas ! Malgré tout, j'encaisse, je subis en me disant que ça pourrait être pire et j'essaye d'en profiter sans penser aux misères qui m'attendent.

La difficulté du mois : devenir crédible. Les marques sont définitivement prises à l'agence. Le boulot me plaît toujours plus, je sais que je suis dans mon élément, mais je dois subir la pression du quotidien et des collègues qui provoquent sans vergogne pour justifier leur place. Résultat, il faut garder son calme, faire profil bas tout en faisant avancer les prods. Jusqu'à aujourd'hui, j'ai toujours réussi à faire la part des choses entre les reproches qui me sont directement destinés, et ceux qui sont exprimés par manque de sang froid. Mais je sens que je ne pourrai plus tenir ce rythme très longtemps, au risque de partager les émois de "La mouche" qui fond en larme chaque vendredi soir, lorsque le stress retombe.

La petite note d'espoir du mois : goûter à la stabilité financière. Tout s'est précipité et on me propose un poste en fixe. Le salaire n'est pas négocié mais les bases sont posées. Dans quelques semaines, j'aurai sans doute le bonheur de découvrir une nouvelle fiche de paye chaque mois sur laquelle un montant prédéfini ne diminuera plus. Ce sera donc la première fois que j'aurai les moyens de faire de vrais projets, mettre un peu de côté et arrêter de jouer à l'accordéon entre fins de mois difficiles et budgets trop énormes. A moi de trouver le juste milieu et de faire valoir mes compétences pour ne plus subir la descente d'organe une fois le 20 passé.

Les interrogations du mois : le reste n'existe plus. Cet élan de productivité m'empêche de vivre les choses que j'aimerais à côté. Bien évidemment, le temps nous fait toujours défaut, il est de plus en plus difficile de prévoir des sorties le soir vu les horaires approximatifs auxquels je sors de l'agence. Il y en a un qui devrait râler de plus belle et me reprocher de ne plus être aussi présent, mais on dirait bien qu'il s'en fout comme de sa première chemise. Pas trop de coups de fils, pas trop de bisous, pas trop de regards mouillés, où va-t-il ? Malheureusement je ne peux pas vraiment me plaindre, je risquerais de déclencher une remise en question difficile !

Toutes ces nouveautés sont terriblement éprouvantes. Le rythme n'est pas encore bien amorcé, l'organisation laisse à désirer, les moments d'épanouissement et le crises de nerfs se succèdent à un rythme effréné et perturbent l'essentiel : une hygiène de vie qui peine à trouver sa place dans un foutoir qui s'anime petit à petit. Les beaux jours sauront à coup sûr nettoyer les tâches d'un nouveau quotidien qui part dans tous les sens, qui en fout partout. Je m'éclabousse... Mais je n'en ris pas vraiment !

Sylvain

mardi 1 mai 2007

Bilan du moi(s) d'Avril 2007

Cher moi-même,

Ca y’est, c’est parti pour une nouvelle vie professionnelle, plus assise, plus concrète, plus motivante. Les poussières d’amertume ont fait place à de petites particules de folie dans lesquelles je me retrouve comme jamais.

La difficulté du mois : rester concentré sur l’essentiel. Au travail, je me sens de nouveau épanoui. Les marques sont prises, l’avenir mieux tracé, les projets excitants. Il me manque juste un peu de concrétisation financière pour trouver la sécurité dont j’ai besoin. Malgré tout, toutes ces années de pseudo-frustration financière commencent à titiller mes envies de consommateur compulsif. Les petits restos se multiplient, les prévisions de week-ends également, sans oublier toutes les conneries de geek qui rendent un peu plus difficiles les fins de mois. Prudence…

La petite note d’espoir du mois : le meilleur reste à venir. La confiance règne, je me sens estimé, les prods qu’on me confie à l’agence me font tourner la tête. Je me rends compte aujourd’hui que mon évolution était plutôt inattendue. J’ai réussi à me rendre indispensable en seulement quelques semaines, ça fait du bien. De jolies choses m’attendent dans les mois à venir avec, je l’espère, toujours plus d’évolution à la clé.

Les interrogations du mois : la chaleur sera déterminante. La température est beaucoup trop élevée pour garder le cap face aux épreuves du moment. Biaisé par un environnement perturbant, j’ai du mal à retrouver mes marques, je me noie souvent dans la sueur de mes glandes eccrines. Même si un petit coup de rein ne rend pas les choses plus claires, il a le mérite d’évacuer les ondes négatives pour sublimer les doux traits de l’être aimé. Il fera de plus en chaud, il sera de plus en plus chiant.

Si je tousse trop fort, les espoirs s’envoleront pour ne laisser place qu’à de trop grandes étendues de rien. Il fait suffisamment beau aujourd’hui pour se contenter d’un peu de simplicité. En éradiquant la solennité de mon quotidien, je transformerai le pathétique pour laisser place à l’éclosion d’un renouveau insolent. Quel programme !

Sylvain

dimanche 1 avril 2007

Bilan du moi(s) de Mars 2007

Cher moi-même,

Le vent commence à tourner, emportant avec lui tous les doutes qui ternissent mon quotidien depuis plusieurs semaines. Je respire différemment, d’un air nouveau et euphorisant qui me fait voir l’avenir avec beaucoup plus de sérénité. Il ne reste plus qu’à faire une place à la quiétude que la raison réclamait depuis longtemps.

La difficulté du mois : faire les bons choix. Tout est beaucoup plus clair, les opportunités affluent de toute part. Après une grosse déception professionnelle en septembre dernier suivi de quelques soubresauts plutôt prometteurs, tout est en train de changer. L’agence pour laquelle je travaille est enfin convaincue de mes compétences et souhaite m’offrir le poste que j’attendais, une agence de pub m’a proposé deux semaines à l’essai pour faire mes preuves, tandis qu’une chaîne nationale souhaite me faire intégrer une planque dont beaucoup rêveraient… Difficile de faire la part des choses !

La petite note d’espoir du mois : ne pas s’emporter. Le cap des deux ans étant passé, la pression retombe. Il n’y a plus d’événements à l’horizon qui pourraient altérer la simplicité des moments qu’on passe ensemble avec chéri. Les derniers jours nous ont même offerts de beaux moments de caresses et de délicates attentions l’un envers l’autre. Ce n’est pas mieux, ce n’est pas foncièrement différent, c’est juste en train de devenir autre chose.

Les interrogations du mois : garder la tête sur les épaules. Tous ces changements plus ou moins annoncés sont en train de prendre forme. Il va falloir très sérieusement anticiper leurs retombées pour ne pas faire d’erreurs. J’ai trop souffert de ma spontanéité face aux événements péremptoires de ces derniers mois. Aujourd’hui, je me sens prêt à affronter les doutes et analyser l’évolution des choses.

Non, il ne m’emportera pas dans un tourbillon de regrets ce foutu vent. Je suis prêt à l’affronter et faire de mon avenir celui que j’ai toujours voulu. Il y a tout juste un an, beaucoup de choses changeaient dans mon quotidien. Aujourd’hui, les circonstances sont différentes mais l’envie est la même. Je m’envole…

Sylvain

jeudi 1 mars 2007

Bilan du moi(s) de Février 2007

Cher moi-même,

Trop de choses m’empêchent de profiter de l’accomplissement que je recherche. L’essentiel n’est plus ce qu’il était, obscurci par des contraintes et obligations pas si nécessaires. On se laisse porter par un quotidien qui ne laisse pas de répit, sans profiter des bons moments.

La difficulté du mois : équilibrer ma vie amoureuse. Finalement, ça dure depuis très longtemps. Le problème n’est plus complètement identifiable puisque tout se passe bien au quotidien. Mais les obligations de St Valentin et l’anniversaire de notre couple qui approche ont une fois de plus raison de la passion qui ne l’anime plus autant qu’on l’aimerait. La solution n’existe peut-être pas, il faudrait juste réinventer ce quotidien et provoquer l’absence pour donner envie de se retrouver. Une absence prolongée ? Le cap des deux ans ouvrira sans doute de nouvelles perspectives…

La petite note d’espoir du mois : un vrai projet professionnel abouti. Cela faisait maintenant plusieurs mois que je n’avais pas eu l’occasion de finaliser un projet dans le cadre de mon travail. Même si mon statut éphémère est difficile à assumer, la motivation est revenue du moment où j’ai pu coordonner différents protagonistes pour aboutir à un résultat convaincant et proche de mes convictions esthétiques en télé. Une bonne angine a quelque peu gâché l’euphorie des derniers jours mais la présentation au client était soignée et plutôt convaincante. La victoire est toujours attendue, mais la confiance est bel et bien présente.

Les interrogations du mois : devenir perméable au changement. Bientôt, de nombreux repères risquent de s’écrouler autour de moi. Des choix vont devoir être pris dans de nombreux domaines : familiaux, amoureux, professionnels, quotidiens, etc. Il va donc falloir amorcer de nouveaux repères pour combler la perte des précédents. Je ne suis pas vraiment impatient d’être confronté à cette nouvelle donne mais la raison s’y prépare doucement !

Il n’est pas évident de faire des bilans de vie réguliers, ça oblige à se remettre en question, parfois douloureusement. Quoiqu’il en soit, les petits désagréments quotidiens se doivent d’être mis de côté pour garder la force d’affronter l’inattendu. Un essentiel qui tarde à se définir empêche alors de s’y consacrer pleinement. Je dois balayer les petites particules de futilité et me concentrer sur le meilleur. Il n’est plus très loin maintenant…

Sylvain

jeudi 1 février 2007

Bilan du moi(s) de Janvier 2007

Cher moi-même,

Comme dans du coton, on ne discerne plus le passé, l’avenir, l’envie. Des résolutions non tenues ? Pas vraiment puisqu’il n’y avait pas de résolutions. Cette nouvelle année n’a pas commencé bien différemment du dernier mois de la précédente.

La difficulté du mois : m’accomplir dans le boulot. De nouvelles portes se sont ouvertes, mais l’amertume des précédents échecs gâche un peu le plaisir. Concrètement, je ne sais plus quelle solution est la bonne : me battre pour me refaire une place en direction artistique audiovisuelle, m’approprier un vrai statut de freelance en agence, élargir mes recherches vers la communication visuelle en général… Des enjeux un peu trop molletonnés à mon goût, il faudrait que je durcisse mes envies pour me dépêtrer de tout ce moelleux !

La petite note d’espoir du mois : un chéri aux petits soins. Mes quelques jours de vacances ont ravivé tant bien que mal la petite flamme qui subsiste entre nous. Etouffée par une atmosphère un peu floue depuis quelques temps, elle se bat et tient bon, la flamme. Chéri, il n’a peut-être plus les mêmes sentiments, il devient quand même de plus en plus proche ! Les moments passés ensembles ces derniers jours sont sublimés par le manque qui a sali mon exil touristique. Finalement, on est mieux ensemble que séparés, c’est ce qui fait marcher notre couple.

Les interrogations du mois : prendre sur soi pour ses amis. Pour la première fois, un petit chalet savoyard a eu raison de nos envies. On en parlé depuis plusieurs années avec ma petite bande d’amis, partir au ski ensemble était un souhait partagé. Finalement, plus de peur que de mal. Malgré quelques difficultés à partager un comique de répétition bel et bien pesant, les bons moments restent grâce à cette atmosphère si particulière des sports d’hiver. Des amitiés se sont creusées, des confidences partagées, d’autres étouffées… Le blanc est devenu le fil rouge d’une semaine très particulière pour moi.

Ouf, je commence à accepter mon quotidien un peu spécial de ces derniers mois, il était temps ! Allez, quand j’y verrais plus clair dans ma vie professionnelle, le reste sera plus simple à gérer. Il englobe et empêche de respirer, mais il sait aussi calmer les petites douleurs passagères. Coton troué, coton filé, coton percé, coton du cœur, coton qui résiste aux épreuves qui me touchent : quelle drôle de vie.

Sylvain