lundi 9 juillet 2007
Un sacré coup de show
Par Sylvain, lundi 9 juillet 2007 à 23:52 :: Catégorie Culture :: Lien permanent :: Envoyer à un ami
Le haïku du jour : Le rideau monte - Les lumières se taisent - Et les yeux brillent
Cher Sylvain,
Difficile d'imaginer que quelques comédiens sur scène et une mise en scène originale puissent autant bouleverser. Depuis toujours accro aux comédies musicales made in London & Broadway, j'ai multiplié les allers-retours à Londres ces dernières années pour découvrir leurs nombreux shows. C'est d'ailleurs mon côté addictif qui t'a marqué lorsqu'on s'est rencontré au boulot il y a trois ans. Quand j'aime quelque chose, je le vis à fond, on est un peu pareil de ce point de vue, même si je bats des records !
Mais il y a toujours des shows qui marquent plus que d'autres. Le dernier en date est très particulier : "Wicked", prequel du célèbre "Magicien d'Oz". Lorsque tu as assisté à cette comédie musicale il y a quinze jours en compagnie de quelques amis, tu n'imaginais pas une seconde pouvoir être touché à ce point. Pourtant je t'avais prévenu, il s'agit bel et bien d'une expérience à part entière, bien loin de celles qui rythment tant bien que mal nos salles de spectacle en France. On est face à la perfection incarnée, où le mot "spectacle" prend tout son sens : des voix à couper le souffle, une mise en scène magique, des musiques mélodieuses au possible, une histoire qui prend aux tripes... La fin du premier acte tombe comme une claque, tu fonds en larmes tellement c'est beau !
Cette culture d'outre-manche n'est pas du tout la même que par chez nous, difficile de comparer. Les musicals rythment le quotidien des londoniens, tout est grandiose, les gens sont beaux, les salles majestueuses, les lumières enivrantes, on ne peut que se prendre au jeu. Ca n'a jamais existé ici, ceux qui ne connaissent pas ne peuvent pas comprendre. Raison de plus pour multiplier les petits périples au coeur de cette capitale qui fait briller les pupilles et nous fait tout oublier. On s'y sent bien, on voudrait ne plus en partir... et revoir chaque soir cette petite pute d'Elphaba qui nous touche comme jamais...
Audrey, ton amie
















