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lundi 13 août 2007

Sages images en voie de rébellion

Le haïku du jour : Je vois dans l'écran - Les degrés qui s'envolent - Dehors il fait froid

Cher Sylvain,

On ne peut pas dire que l'été soit propice au repos dans notre métier. Alors que la plupart de nos collègues sont partis dorer leurs petites fesses au soleil, on reste fidèle au poste, avec la ferme intention d'affronter les coups de colère et crises de nerfs de ceux qui ne supportent plus les crachins estivaux qui plombent le moral.

J'ai l'impression qu'on a passé plus de temps ensemble ces derniers jours que n'importe quelle autre personne de notre entourage. Il faut dire qu'à bosser sur les mêmes productions, on est soudé dans l'adversité, à devoir satisfaire les idées saugrenues du grand chef tout en maintenant le cap face au client. Si en plus on ajoute à cette contrainte de base toute la pression qui tourne autour des émissions du moment, il y a de quoi devenir dingue. Dans quelques jours, notre travail sera exposé au plus grand nombre sans qu'on puisse en être entièrement satisfait. Le milieu du petit écran exerce une sorte d'excitation qui fait tourner la tête à la grande partie des gens de ce métier, il faut donc prendre sur soi, aller de l'avant et réaliser les plus jolies choses possibles.

Ajoutons à cela que je suis arrivé il y a tout juste deux mois au sein de l'agence, que je suis le mec de ta collègue la plus proche, que je suis plutôt ton genre, donc que du coup je ne te laisse pas indifférent, le quotidien n'est pas banal. Heureusement, mon caractère impulsif et ma vraie-fausse petite part d'ego sont des défauts qui n'existent pas chez ton Jona, tu peux continuer à l'aimer sans crainte.

"Mi-molle", ton collègue réalisateur

mardi 24 juillet 2007

Passer l'écran supérieur

Le haïku du jour : Intérieur moite - Mais la fenêtre s'ouvre - Enfin il fait beau

Cher Sylvain,

Tout s'est bousculé depuis deux mois. De plus en plus de prods, des clients très exigeants, un chef trop lunatique... Bref, trop de plus pour pas assez de sûreté quant à l'avenir. Même si tu faisais enfin le métier toujours voulu, les contreparties étaient terriblement nombreuses. Tu n'avais pas de réel crédit artistique sur les projets en cours, tu n'étais pas certain de garder à long terme les bons rapports du moment avec des patrons aux caractères difficiles, tu n'étais pas sûr de trouver ta place en production, et surtout tu n'avais qu'un statut précaire, enchaînant les missions sans certitude quant à l'avenir.

Et puis l'été est arrivé en bouleversant quelque peu le quotidien. Des collègues ont quitté l'agence pendant que tu t'évertuais à faire tes preuves. Quand il y a un mois le grand chef t'a proposé une embauche, difficile de trouver la motivation nécessaire pour abattre autant de travail sans le salaire et les avantages des "anciens". Finalement, une habile petite négociation aura porté ses fruits, bienvenue dans l'équipe !

Quand on y repense, les choses sont très vite rentrées dans l'ordre : de plus en plus impliqué artistiquement, ton avis est systématiquement pris au sérieux, tu te sens bien dans un milieu qui te correspond... Oui, ce n'est pas si courant de se coucher le soir en étant pressé de retourner au bureau le lendemain matin ! Alors qu'il était difficile d'imaginer tant de responsabilités si vite, tu gères de grosses productions à toi seul : budgets, devis, négociation, organisation de tournage, relation client, suivi de création, chapeautage réalisateur, suivi de post-prod, livraison, etc. Le travail est dense mais tellement passionnant.

Pour résumer : on bosse en télé, en contact avec beaucoup de clients intéressants, aux côtés de collègues qui nous sont proches, dans un univers technique que tu connais parfaitement, et où chaque journée est différente. On va faire de belles choses tous les deux !

« La mouche », ta collègue

samedi 28 avril 2007

Et la tête tourne sur elle-même

Le haïku du jour : Oui, c’est plutôt vrai - On galope à en crever - Et finir heureux

Cher Sylvain,

Ces dernières semaines n’étaient pas vraiment reposantes, mais quelle excitation autour de toi !

Lundi 2 avril : Finalement, on te propose une belle place en CDI dans une chaîne de télé nationale, tu la refuses à cause d’un salaire sous-évalué par rapport à tes compétences.
Lundi 9 avril : Ton coup d’essai en agence de pub ne restera qu’un coup d’essai.
Lundi 16 avril : Tu es de retour à mes côtés dans cette agence de communication audiovisuelle à laquelle tu t’es très vite attaché.

Lundi 23 avril : Début d’une folle semaine où tu es en charge d’une production qui demande une concentration permanente.
Mardi 24 avril : Les choses s’accélèrent, tu dois naviguer entre notre agence et une boîte de post-prod où un graphiste travaille sur ton projet.
Mercredi 25 avril : Tu décides d’endosser le rôle de directeur artistique afin d’accélérer le mouvement, donnant des consignes strictes au graphiste et prenant des responsabilités artistiques qui semblent correspondre aux attentes du client. Le soir, tu es de retour à l’agence pour commencer à rédiger avec moi un brief d’appel d’offres pour une grande chaîne télévisée thématique. Nous partons après 22h.
Jeudi 26 avril : Tu continues à rédiger le brief à l’agence toute la matinée. L’après-midi, tu retournes en boîte de post-prod pour faire avancer ton projet. Le soir, je te demande de revenir pour finaliser le brief avec le producteur en charge de l’appel d’offres. Après quelques crises de larmes et gros fous rires, nous terminons vers 2h.
Vendredi 27 avril : Toute la matinée, tu apportes les dernières retouches à l’appel d’offres afin qu’il valorise au mieux les images que nous allons présenter au client. Quelques grosses modifications plus tard, nous préparons dossiers, DVD et autres boards à quelques minutes de la présentation. Il est 16h et la tension ne retombe plus. Le client semble agréablement surpris des images qui lui sont proposées.
La journée n’est pas finie puisque tu retournes en post-prod afin de sauver le coup sur ton projet initial. T'improvisant assistant technique au téléphone avec le monteur, prenant la place du graphiste toujours sorti en pause, et rattrapant les oublis du producteur qui n’a plus vraiment toute sa tête, tu quittes Boulogne à 22h, satisfait et épanoui d’avoir été au bout des choses, avec toute la perfection qui t’incarne et le plaisir de bosser dans ce milieu.

Ce n’est que le début, tu te forges une place petit à petit dans un univers qui n’est pas simple. Un chargé de prod qui fait bien son boulot, ça s’implique dans tout ce qui l’entoure. Et si cette semaine était plus agréable que douloureuse, c’est bien parce que tu fais aujourd’hui ce que tu as toujours voulu faire. Cette excitation de chaque minute, ce stress qui motive plus qu’il n’inhibe, la télé demande un sacré sang-froid. Restons à l’ombre et tenons le cap…

« La mouche », ta collègue

mardi 3 avril 2007

Corvées pas si cornéliennes

Le haïku du jour : Tout est différent - Le soleil est bien trop haut - Je n’y vois plus rien

Cher Sylvain,

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a trois mois, tu étais dans une impasse professionnelle où les doutes faisaient de ton quotidien un enfer cérébral. Aujourd’hui, tu sors d’une longue mission dans notre agence, dans laquelle tu t’es épanoui plus vite que tu ne l’aurais imaginé. Le patron est séduit par ta réactivité face aux difficultés du boulot et ton habile immersion au sein des personnes avec qui tu travailles.

Entre temps, le directeur artistique d’une chaîne hertzienne est revenu vers toi pour te proposer de devenir son assistant. Je comprends le conflit dans lequel tu te trouves, le boulot en agence peut devenir très bien payé et te permettre d’évoluer dans un milieu que tu apprécies particulièrement, avec des personnes auprès desquelles tu te lies petit à petit. Mais l’opportunité d’intégrer une chaîne de télé aussi facilement, dans un poste aux responsabilités prometteuses, et avec la sécurité d’un emploi à très long terme ne se refuse pas si facilement. Je conçois que l’absence d’évolution immédiate au sein de cette chaîne et le salaire inférieur à celui qu’on peut te proposer chez nous puisse te faire hésiter lourdement.

Il a en plus fallu qu'une célèbre agence de pub te propose une période d’essai pour devenir chargé de post-production à très court terme. Je sais que cette première journée n’était pas à la hauteur de tes espérances. La télé, c’est ce que tu as toujours voulu faire ; la pub, tu ne connais pas encore. Mais qui sait… Peut-être que les deux semaines à venir te surprendront !

Quoiqu’il en soit, il y a de fortes chances pour que notre boss te propose un poste dans les jours à venir. A toi d’être assez malin pour poser tes conditions et négocier intelligemment dès le départ. On est désormais conscients que tu as le choix entre plusieurs pistes et qu’on a plus besoin de toi, que toi de nous. Quel retournement de situation ! Je sais aujourd’hui que tu étais bien ici, que le boulot te plaisait énormément et que tu te verrais bien évoluer au sein de l’agence. J’espère juste ne pas te voir céder à la tentation de la chaîne hertzienne qui te demande une réponse d’ici quelques jours. On s’entend plutôt bien, on risquerait de se manquer si tu allais voir ailleurs, non ?

"La mouche", ta collègue

jeudi 22 mars 2007

Ca tourne, tout comme les souvenirs

Le haïku du jour : Un studio brillant - Les lumières éblouissent - Tout est comme avant

Cher Sylvain,

C’était plutôt surprenant de te revoir hier parmi nous. Pour le coup, j’ai fait un bond de quatre ans en arrière. A l’époque, tu faisais ton premier stage en audiovisuel, directement intégré dans le service que tu désirais, dans une grande chaîne nationale française. Tes expériences professionnelles suivantes dans le milieu étaient tout aussi intéressantes, mais la première fois reste inoubliable. Il est difficile à dix-huit ans de faire la part des choses quand on quitte une petite ville de Province pour un boulot en télé, en relation avec tous les autres services de la chaîne, où les paillettes et le surfait prennent le pas sur le bon sens. Durant ces trois mois d’apprentissage, tu as découvert le milieu, fait de belles rencontres et bien rempli ton premier carnet d’adresses. Et puis en passant quelques heures par jour à mes côtés, tu as gardé un pied dans le multimédia grâce à tes quelques conseils sur mes projets d’infographie. Même si tes responsabilités étaient limitées à l’époque, tu as très vite compris comment marche la télé, et si aujourd’hui tu y bosses encore, tu as sans doute trouvé une place qui te correspond mieux à travers l’agence pour laquelle tu fais tes preuves.

Quelle coïncidence de te retrouver ici dans les studios à travers le tournage pour lequel tu étais chargé de production. Malgré les premières galères de la journée, tu avais l’air de plutôt t’éclater à faire en sorte que tout se passe bien entre ta petite équipe et les animateurs de la chaîne. Au moins tu découvres tous les corps de métier en production télé, tu risques d’être très vite rodé !

Comme tu as pu le constater, tout le monde est à la même place depuis quatre ans, les gens font le même travail. Ca bouge beaucoup plus en boîte de prod et en agence que dans une chaîne de télé. Personnellement je pense que je m’en contente, j’y retrouve une sécurité plutôt agréable. Mais tu as pu t’en rendre compte lorsque tu es passé nous voir hier, ce sentiment de toujours faire la même chose pour les mêmes personnes n’est pas fait pour n’importe qui. Il faut donc te servir de cette désillusion, te dire que ton job idéal n’est pas parmi nous mais ailleurs, dans une agence ou autre part. J’ai cru comprendre que tu te posais beaucoup de questions ces jours-ci quant à ton avenir professionnel… Sers-toi des quelques échos qui circulent sur tes compétences pour les mettre à profit le moment venu ! Et nous, on se revoit vite pour les ragots habituels, ceux qui forgent l’identité interne d’une chaîne de télé, c’est bien connu !

"Milka", ton ex-collègue

lundi 26 février 2007

Un boulot au goût de microbes

Le haïku du jour : On en voit le bout - Le travail est accompli - Doutes qui font mal

Cher Sylvain,

Cette mission était relativement laborieuse mais on s’en est plutôt bien sorti je trouve. Cela fait aujourd’hui trois semaines que nous avons commencé à travailler ensemble sur ce projet, une chaîne de télé dont l’esthétique n’était pas des plus réussies nous avait alors mis en compétition avec une autre agence pour proposer des images un peu plus professionnelles.

Durant mes congés, tu as plutôt bien pris la relève, même s’il n’est pas facile de gérer une production quand tu es tout nouveau au sein de la société. Et finalement, ton boulot était surtout de chapeauter les graphistes associés à cette prod afin de s’assurer que le travail était fait correctement. Il faut donc rester humble mais ferme pour recentrer les propositions, mettre en commun les premiers travaux effectués, et surtout temporiser les divagations artistiques des chefs pour espérer rendre le projet dans les temps.
Bref, j’imagine que tu as du prendre sur toi tout en essayant de t’imposer pour te faire une petite place.

Au final, après un dernier week-end de peaufinage, la tête prise par un début de grippe et la gorge irritée par un début d’angine, on a une belle proposition qui est plutôt cohérente avec les souhaits du client. D’ailleurs, la réunion d’aujourd’hui nous a un peu rassurés de ce point de vue-là. Je me demande toujours comment un grand groupe audiovisuel comme celui-ci a eu le courage de mettre à l’antenne un habillage graphique si réducteur il y a deux ans. Si notre proposition est achetée, on aura au moins le mérite de mettre en avant leurs programmes tout en te donnant l’opportunité de rester travailler avec nous quelques semaines de plus.

Allez, on en saura plus d’ici une dizaine de jours, j’espère que ça marchera. Sinon, je pense qu’on te rappellera pour d’autres projets d’ici très peu de temps. Le vent tourne…

"La mouche", ta collègue

dimanche 11 février 2007

Un dimanche en tenue de stress

Le haïku du jour : Un cœur qui bat fort - L’avenir se joue bientôt - Infâme soirée

Cher Sylvain,

Et dire qu’il y a encore six mois, le dimanche soir tu étais impatient d’être au lendemain matin pour retourner bosser. Je crois que je n’ai jamais vraiment connu ça ! Comme quoi, ce boulot de coordinateur artistique en télévision c’était vraiment pour toi. Et surtout, ça nous a permis de nous rencontrer, de partager des moments assez géniaux et de développer une belle amitié…

Après une petite traversée du désert, tu te couches à nouveau le dimanche en te disant que le lendemain matin tu dois te lever tôt pour aller mettre à profit tes compétences en communication visuelle. Félicitations pour cette nouvelle mission ! Même si tu n’es pas encore assez impliqué dans l’agence pour laquelle tu travailles, j’imagine que tu sauras vite faire tes preuves pour gérer ces nouveaux projets d’habillage télé. Tu me disais avoir du mal à accepter de devoir tout recommencer, faire ses preuves, montrer que tu es doué dans ce que tu fais : ta frustration est légitime. Maintenant à toi de tout faire pour t’épanouir dans un milieu qui t’est familier et dans lequel tu te sens bien.

Demain, tu vas rencontrer de nouvelles personnes, devoir jongler avec les caractères de chacun, parfois faire le médiateur, et surtout te faire une place afin de te rendre indispensable. Les prochains jours seront déterminants quand à ton avenir professionnel, et même si je ne suis plus à tes côtés pour rendre le boulot plus digeste et moins stressant, j’espère que tu sauras relativiser les tâches qui t’attendent. Il y a six mois, le dimanche soir était excitant. Ce soir, les enjeux sont différents mais elle est toujours bien présente, cette foutue excitation.

Anne-So, ton amie et ex-collègue

mardi 9 janvier 2007

A moi d'esthétiser les médias !

Le haïku du jour : Et le paraître - Ne l'emporte pas toujours - Il faut l'enrichir

Cher Sylvain,

Cela fait maintenant une semaine que nous travaillons ensemble mais je ne peux pas encore m’exprimer sur tes compétences. Bien sûr, ton expérience professionnelle t’a apporté une vraie connaissance artistique du milieu audiovisuel, bien sûr ton rédactionnel est largement à la hauteur de mes attentes, mais je ne connais pas encore toutes les facettes de ton talent.

Une agence, ce n’est pas comme une chaîne de télé. Il ne faut pas choisir entre plusieurs propositions, mais faire de son mieux pour vendre SA proposition. Une émission, c’est comme ta gueule le matin. Le contenu peut être très intéressant, ça ne ressemble pas à grand chose si on n’y fait pas quelques retouches esthétiques.
Voilà notre travail : proposer les génériques et jingles les plus audacieux pour faire d’un programme télé un ensemble cohérent tant sur la forme que sur le fond.

Tu as de grandes connaissances techniques en multimédia, informatique, audiovisuel, gestion de projet, etc. mais je ne le sais pas encore. Si cette courte mission sur laquelle je t’ai affecté tend à se concrétiser, je te souhaite de trouver la force pour te révéler et te rendre indispensable. Tu as toujours voulu travailler chez nous, saisis cette opportunité pour donner le meilleur de toi-même.

"Léon", directeur de production d’une agence de design audiovisuel

vendredi 5 janvier 2007

Désillusion syndicale

Le haïku du jour : Il faisait si froid - Chez moi surtout pas chez lui - Je lui tends la joue

Cher Sylvain,

Je suis peut-être conscient de ton potentiel professionnel. Je suis peut-être reconnaissant de tout ce que tu as apporté au sein du service durant six mois. Je suis peut-être inquiet quant à ton évolution croissante sur un poste que tu as su réinventer. Mais je ne veux rien te confirmer…

La télévision est un milieu particulier où il faut sans cesse faire ses preuves. Ton expérience était convaincante mais j’ai préféré ne pas t’appuyer pour la suite des événements. Notre dernier contact écrit était plutôt surprenant : tu me reprochais d’être un mauvais directeur, je me suis alors appuyé sur ton manque d’humilité pour expliquer mes gestes.
Je comprends ton amertume, mais je te conseille de ne pas décevoir ceux qui peuvent te recommander par la suite.

Finalement, c’est plus simple de rester vague sans donner d’explications à la tournure des choses. Tu étais bon (trop bon ?), tu as su t’entourer des bonnes personnes, tu pouvais apporter beaucoup de choses au service, mais j’ai préféré prendre quelqu’un de moins compétent et plus discret.

Ton caractère posait problème ? Tu faisais peur à certaines personnes ? Tu faisais de l’ombre à d’autres ? Je garde les réponses pour moi… Il ne te reste plus qu’à tout recommencer ailleurs pour mieux tourner la page.

Bien à toi,

"M. Jake", directeur d’un service d’une chaîne de télévision connue